A malin, malin et demi : Face à la police congolaise

A malin, malin et demi : Face à la police congolaise

Je rentrais tranquillement chez moi le soir du 24 janvier 2020, après avoir accompagné ma copine, je descends du taxi à 50 mètres de chez moi (Mbudi) vers 23h20 et les militaires m’arrêtent sans raison, ils arrêtent plusieurs autres personnes pour motif de retour tardif.

J’essaye de négocier ma libération, ils refusent et nous conduisent au bureau pour nous identifier, on y arrive. Ils nous identifient en nous intimidant et après toutes les formalités d’usage, on nous jette au cachot.

En partant au cachot, je souffle au soldat que je dois passé un coup de fil pour signaler à quelqu’un qui viendra me libérer (j’ai horreur du cachot). On nous fout au cachot et quelques minutes plus tard, on vient m’appeler pour me dire d’appeler la personne en question et de lui dire de venir avec 100.000fc(environ 60$), par malheur un de militaires a commencé à m’insulter pour rien et je n’ai pas pu tenir ma langue je lui ai répondu que : « comme vous m’avez arrêté pour rien sachiez que vous aurez un énorme problème avant ma libération » et l’enfoiré répliqua, longwa kuna na ba intimidation ya pamba pamba (Vas te faire voir avec tes intimidations). Malgré cette manœuvre, j’avais pas quelqu’un d’influent qui pourrait venir me libérer gratos. J’ai quand même pris mon téléphone et j’ai appelé mon cousin qui habite vers pompage pour trouver un moyen de venir me libérer et ce dernier m’a répondu d’attendre un peu, il me rappel… J’ai remis le phone au policiers et ils m’ont retourné au cachot qui sentait toutes les mauvaises odeurs du monde.

Il y a toujours plus rusé que soit

Quelques minutes Plus tard, mon téléphone a sonné et c’était une vielle connaissance qui appelait ; c’était mon chef de troupe à l’époque où j’étais boys scouts et c’est un ami qui m’embête souvent avec ses problèmes des finances interminables qui me poussent de fois d’ignorer ses appels. Mais cette nuit là son appel était plus que salvateur car par nostalgie j’avais enregistré son numéro sous le nom de Mon général.

A malin, malin et demi, dit-on !

Alors imaginez la réaction des ses policiers lorsqu’ils ont vu mon téléphone sonné avec le nom de mon général. L’un d’eux est venu me dire que masta soki oyebani na bakonzi balobaka, comme ça on allait te libérer mais tala sikoyo ofundi biso et mokonzi yeyo azo benga yo. S’il te plait, comprendre biso toza ba ndeko nayo, yebisa ye kaka ke to libéré yo déjà. Je lui est dit que je le ferai mais à condition que je récupère tous mes affaires (j’avais mes deux téléphones, ma carte de médecin et la carte d’électeur, avec 8.700fc (5 dollars américains)) mais j’avais déclaré avoir tout ça avec 32.000fc au lieu de 8.700 et curieusement, ils m’ont remis mes affaires avec 32.000fc 😂😂😂.

Et après j’ai rappelé mon pseudo général pour lui dire que j’ai été libéré, lorsque j’ai parlé de toi, le gars ne comprenais pas de quoi je parlais et je rapidement interrompu l’appel.

Les militaires sont de gros voleurs mais cette nuit là c’était moi le plus malin.

Et matin suivant, j’ai envoyé ses 32.000fc à mon pseudo général.

Leçon : Il y a toujours plus rusé que soit.

Crédit photo : JeuneAfrique

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